Partager l'article ! Augustin Germanangue: Ascendance Ascendance de Rose Dumas Descendance de Jean Marie Descendance André Descendance Mathieu Acte d ...
Descendance André
Descendance Mathieu
Acte de naissance
Acte de mariage
Photo avec son frère Claude à l'armée
Signature
Nécrologie
Le 4 juillet 1962 est décédé à Félines, M Augustin-Hippolyte Germanangue. Le défunt était né à Caires, dans la commune de Monlet, en 1880. Au début du siècle, il s'établissait à Félines comme maréchal-ferrand ; il s'y mariait en 1906 avec Rose Dumas, et jusqu'à la fin de la dernière guerre il y exerçait son métier à la satisfaction de tous.
Après le décès de Louis Grangier, son beau frère en 1947, il lui succédait comme garde champêtre de la commune de Félines, délicate fonction qu'il devait occuper jusqu'au début 1962, époque où la maladie l'obligeait à se retirer.
On remarquait aux obseques : M. tenu à accompagner à sa dernière demeure cet artisan consciencieux de la commune.
On remarquait aux obseques : M. Pontes, maire ; M. Berger adjoint; le Conseil municipal au grand complet, les divers employés communaux ; M. Ranchoux, président de la section des Anciens Combattants ; MM. Gonon et Soulier, porte-drapeaux ; de nombreux anciens combattants.
M. Germanangue était ancien combattant de la guerre de 1914-1918, des anciens P.G.
Le service funèbre fut célébré par MM. le curé de Félines et de la Chaise Dieu, assistés de M. l'abbé Monatte, curé de Polignac et ancien curé de Félines ; l'abbé Fournerie, professeur à St Chamond.
A sa veuve, à ses enfants et petits enfants nos bien sincères condoléances.
Avec M. Germanangue disparait une des figures les plus sympathiques de Félines.
Commentaires de son fils Mathieu
Dès l'âge de sept ans il fut placé comme garde vache et il n'avait le droit que de crever de faim : dès le premier jour la patronne sortie une pièce d'or et l'a posa bien en évidence pour tester s'il n'était pas un voleur. Plus tard, pris d'un besoin urgent il passa par dessus la barrière et se soulagea chez le voisin il se pris une bonne engueulade par son patron à cause de l'engrais perdu.
A l'âge de quinze ans il monte dans les mines de charbon de St Etienne, il apprendra le métier de maréchal ferrant. Les chevaux descendaient dans la mine jusqu'à 1500 mètres pour ne ressortir que mort et aveugle. Il était logé dans la forge.
En 1909 il s'installe à Félines à gauche de l'église, la forge juxtaposait un énorme bistrot et dès quatre heures du matin il y avait déjà vingt cinq vaches à ferrer pendant que le propriétaire prenait un verre au bistrot.
Pendant la guerre de 1914-1918 il parti au front et sa femme Marie-Rose paiera la maison grâce au canon, la goutte à deux sous (pièce de monnaie trouée).
Au début du siècle Félines comprenait plus de 1000 habitants avec 34 patentes dont 4 à 5 bistrots, maintenant en 1992 ils ne sont plus que 300 avec 4 patentes et l'âge moyen est de 63 ans
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